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Le cadre de l’Union sacrée approuve la lecture du chef de l’État sur les crises congolaises et insiste sur la nécessité de distinguer le dialogue national des processus diplomatiques de Washington et de Doha.
Le débat autour du dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi prend progressivement une dimension politique majeure. Dans le camp présidentiel, Lambert Mende se positionne clairement en faveur de la démarche annoncée par le chef de l’État, tout en apportant des précisions sur les contours qu’il souhaite voir attribuer à ce processus.

Le cadre de l’Union sacrée salue notamment ce qu’il qualifie d’« examen très lucide » des trente dernières années de crises qui ont marqué la République démocratique du Congo. Une lecture qui, selon lui, doit permettre au pays de revenir sur les causes récurrentes de ses crises et d’envisager des réponses susceptibles de renforcer sa résilience.
Pour les observateurs de la scène politique congolaise, l’une des questions centrales reste cependant celle de la nature et du périmètre de ce dialogue.
Sur ce point, Lambert Mende défend une distinction nette entre le futur dialogue national et les processus de négociation conduits dans les cadres de Washington et de Doha. Selon son analyse, ces initiatives ne poursuivent pas nécessairement les mêmes objectifs et ne devraient donc pas être assimilées à un même processus.
Cette position prend une importance particulière dans le contexte sécuritaire de l’Est de la RDC, où les discussions diplomatiques sont notamment liées à la recherche d’une issue au conflit armé.
C’est précisément sur la participation de l’AFC/M23 que Lambert Mende affiche sa fermeté.

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Le responsable de l’Union sacrée considère qu’il serait irrationnel d’associer ce mouvement à l’élaboration des dispositifs de résilience que le pays entend mettre en place face à ce que les autorités congolaises qualifient d’agression.
Pour illustrer sa position, il a usé de l’ironie
« Avec ce raisonnement-là, il va falloir inviter Monsieur Kagame », a-t-il déclaré.
Une formule qui traduit, au-delà de la polémique, une volonté de distinguer les responsabilités et les cadres de discussion. Dans cette logique, le dialogue national devrait rester un espace consacré aux acteurs et forces politiques congolais, tandis que les questions relatives au conflit armé et aux acteurs impliqués devraient être traitées dans les mécanismes de négociation appropriés.
Au-delà de la déclaration de Lambert Mende, cette controverse met en lumière une question fondamentale :
quel doit être le véritable objectif du dialogue national ?
Pour le camp présidentiel, il devrait notamment permettre aux Congolais d’examiner les causes profondes des crises politiques et institutionnelles qui ont marqué le pays et de dégager des mécanismes susceptibles de prévenir leur répétition.
Mais l’enjeu sera également de garantir la crédibilité du processus, son caractère inclusif et la capacité de ses participants à produire des conclusions concrètes.
La distinction opérée par Lambert Mende entre dialogue national et processus de Washington et de Doha pourrait ainsi devenir l’un des points structurants du débat politique dans les prochaines semaines.
Reste à voir comment cette orientation sera concrètement traduite dans l’organisation du dialogue, notamment en ce qui concerne les participants, l’agenda, les mécanismes de suivi et la portée des éventuelles résolutions.
Rédaction | DKM-NEWS.NET
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