Kinshasa, ce mardi 1er septembre 2026 Les rues de la capitale ont de nouveau accueilli les uniformes scolaires mais sans l'effervescence habituelle de la rentrée. L'année scolaire 2026-2027 a débuté dans une atmosphère relativement calme, les élèves reprenant graduellement le chemin de l'école dans plusieurs quartiers de la capitale.
Dès les premières heures du matin, certains écoliers et élèves se sont rendus à leurs établissements, certains accompagnés de leurs parents. Sur certains axes principaux, des élèves circulaient en moto, utilisée par certaines familles pour éviter les embouteillages.
Dans plusieurs écoles visitées, cependant, les enseignants et le personnel administratif étaient présents. Le ministère de l'Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté a confirmé la réouverture effective des écoles le 1er septembre, en présence des enseignants et accueillant les élèves. Malgré l'opposition de certains syndicats des enseignants qui s'y oppose à la décision pour renvoyer la rentrée scolaire à lundi 17 septembre.
Le poids des difficultés économiques
Derrière cette rentrée scolaire hésitante se cache une réalité qui inquiète de nombreuses familles : le coût des fournitures scolaires. Les fournitures, les uniformes, le transport et autres dépenses représentent un fardeau important pour certains ménages.
À Kinshasa, de nombreux parents ont dû faire des recherches approfondies et comparer les prix pour se procurer le matériel nécessaire à la rentrée de leurs enfants.
Cette situation contribue, dans certains cas, à retarder le retour en classe de certains élèves.
Les écoles exhortent les parents à ne pas attendre
Dans plusieurs écoles, les cours ont néanmoins commencé dès ce premier jour. Les responsables scolaires incitent les parents à ne pas tarder à inscrire leurs enfants à l'école afin qu'ils ne prennent pas de retard dans le programme scolaire.
« Le premier jour est souvent source d’hésitation », a reconnu le directeur des études du collège Saint-Jean-Baptiste de Bumbu, tout en encourageant les parents à permettre à leurs enfants de commencer les cours dès la rentrée.
La rentrée scolaire a été officiellement marquée par une cérémonie à N’Sele, où le ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a inauguré l’année scolaire.
Une année scolaire surveillée
Cette nouvelle année scolaire débute dans un contexte national marqué par plusieurs défis, notamment des difficultés économiques, des tensions liées aux conditions de travail des enseignants et la situation sanitaire dans certaines provinces touchées par Ebola. Le gouvernement a néanmoins maintenu la rentrée scolaire le 1er septembre sur l'ensemble du territoire, avec des mesures adaptées aux zones présentant des risques sanitaires.
À Kinshasa, la fréquentation scolaire devrait augmenter graduellement au cours des prochains jours. Pour l'instant, la capitale semble reprendre tranquillement son rythme scolaire, partagée entre l'impatience des élèves de retrouver leurs camarades et les inquiétudes des parents quant aux réalités économiques de la rentrée.
DKM News — dkm-nwes.net