by Dkm
September 3rd 2026.
Le secrétaire général et président a.i. de l’UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya, a vivement réagi ce mercredi 2 septembre 2026 aux critiques suscitées par l’annonce du président Félix Tshisekedi concernant la convocation prochaine d’un dialogue national en République démocratique du Congo.

S’exprimant lors d’une activité politique organisée à la Fédération de la Tshangu, à Kinshasa, dédiée à la notification des sectionnaires de ladite fédération,Augustin Kabuya a dénoncé ce qu’il qualifie de « balivernes » autour du message du chef de l’État. Il a notamment pris pour cible l’abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO, dont il conteste la position sur le dialogue.
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« J’ai entendu des gens raconter des balivernes autour du message du Chef de l’État qui a annoncé la convocation du dialogue dans notre pays », a déclaré le responsable de l’UDPS/Tshisekedi.

Selon Augustin Kabuya, certaines voix se sont déjà prononcées contre cette initiative présidentielle, alors que le contenu et le format du dialogue doivent encore être précisés.

Le secrétaire général de l’UDPS a particulièrement dénoncé la prise de position de l’abbé Donatien Nshole, estimant que ce dernier intervient désormais dans le débat avec une posture politique.

« D’autres, notamment l’abbé Donatien Nshole qui a porté sa veste comme acteur politique, oubliant qu’il est serviteur de Dieu au sein de l’Église catholique », a-t-il lancé.

Augustin Kabuya a toutefois pris soin de distinguer la position de certains responsables de celle de l’Église catholique dans son ensemble.

« Mais l’Église catholique est une très bonne Église, qu’on ne continue pas à lui faire la honte », a-t-il ajouté.

Pour lui, les prises de position de certains acteurs religieux ne doivent pas être assimilées à celles de l’ensemble de l’Église catholique.

*« Au départ, on n’a pas demandé le dialogue »*

Augustin Kabuya a également rappelé que, selon lui, l’UDPS et le pouvoir en place n’avaient pas initialement placé le dialogue au centre de leur démarche politique.
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« Au départ, on n’a pas demandé le dialogue. On plaide la cause de nos populations au Parlement », a-t-il expliqué.
Il estime ainsi que le désaccord entre les partisans du dialogue et ceux qui formulent des réserves porte moins sur le principe du dialogue que sur son orientation et surtout sur les intérêts qu’il pourrait servir.

*Augustin Kabuya accuse certains acteurs de défendre les intérêts de Kigali*

Dans son intervention, le président a.i. de l’UDPS a également établi un lien entre les divergences actuelles autour du dialogue et les intérêts du Rwanda, qu’il a associés à ceux du président rwandais Paul Kagame. Selon lui, certains acteurs auraient pris des engagements visant à trouver, par le dialogue, des réponses aux revendications de Kigali.

« Eux et le chef de l’État, la divergence réside à quel niveau : l’intérêt de Paul Kagame n’y est pas », a affirmé Augustin Kabuya.

Il soutient que certaines personnes auraient auparavant assuré au président rwandais que ses revendications, qu’il n’aurait pas pu obtenir par les armes, pourraient trouver une issue à travers un processus de dialogue.

*« Le Président n’a pas refusé le dialogue »*

Augustin Kabuya a ensuite insisté sur le fait que Félix Tshisekedi n’aurait jamais rejeté le principe d’un dialogue national.
Selon lui, le chef de l’État aurait plutôt posé une condition préalable : permettre au peuple congolais de s’exprimer avant l’ouverture du dialogue.

« Le Président n’a pas refusé le dialogue, il a dit qu’il faut donner la parole au peuple avant le début du dialogue », a-t-il précisé.

Pour le secrétaire général de l’UDPS, c’est précisément le format annoncé par le chef de l’État qui expliquerait les réactions hostiles de certains acteurs.

« Leur colère, c’est parce que le dialogue dans le format annoncé par le Président, l’intérêt du Rwanda n’y est pas », a-t-il soutenu.

*Augustin Kabuya revendique le soutien populaire à Tshisekedi*

Dans la même logique, Augustin Kabuya a estimé que les adversaires du format annoncé par Félix Tshisekedi seraient conscients de l’attachement d’une partie de la population au président de la République.
« Ils sont conscients que le peuple aime son Président », a-t-il conclu.

À la Tshangu, Augustin Kabuya a donc choisi de défendre la démarche présidentielle tout en durcissant le ton contre ses détracteurs, particulièrement ceux qui contestent le format envisagé pour ce dialogue.


Rédaction 

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